Une nouvelle que j’ai écrit pour la fac et dont je suis plutôt content. C’est assez rare pour être signalé et donc publié ici !
Bonne lecture…
1
J’ouvre doucement les yeux.
L’obscurité de mon inconscient laisse place à une vive lueur blanche qui provient du plafond. Cette cascade inattendue de lumière blanche m’éblouie.
Je suis couché. Allongé sur un matelas qui n’est d’ailleurs pas très confortable.
Bordel mais je suis ou ?
Je me relève vivement de la couchette pour essayer de comprendre comment je suis arrivé là !
Je me trouve dans une pièce minuscule, les murs sont d’un blanc laiteux, totalement uniforme qui me donne mal à la tête. L’ameublement est réellement des plus sommaire puisqu’il n’y a
que mon lit et un lavabo rouillé incrusté dans le mur pour venir rompre la monotonie des parois blafardes.
Il y a aussi ce drôle de bonhomme, habillé tout en noir. Il est planté devant moi et m’examine de son œil étrangement lumineux comme si j’étais un animal d’une espèce totalement
inconnue. J’ai du mal à croiser son regard et lorsque je rassemble suffisamment de courage pour le faire un long frisson me parcourt l’échine.
Je suis peut être au paradis ? Si cette supposition s’avère exacte le Saint Pierre Locale n’a franchement pas l’air sympathique et le jardin d’Eden a bien changé…
Qu’est ce que c’est que ce délire ? Comment ai-je fait pour arriver ici ? Un nom trotte dans ma tête, un nom de femme… Anjail. Je ne connais personne qui s’appelle comme ça… Et
quel rapport avec ici ? Et…
- Oh merde !
2
Le Docteur Stauker observait son nouveau compagnon de cellule reprendre connaissance. Qui était t’il donc ? Probablement un moins que rien, une créature sans aucune importance qui
avait commis un délit mineure. Quelle sinistre ironie ! Lui, l’Eminent Docteur Stauker, le savant de génie, le brillant scientifique qui avait toujours été en avance sur son temps se
retrouvait coincé dans une cellule d’Anjaila avec ce misérable cafard.
- Oh merde !
Cette soudaine grossièreté fit grimacer l’homme, un rictus informe se forma sur son visage laissant penser qu’il allait se mettre à vomir. Mais c’est simplement un sourire sadique qui
se dessina au coin de ses lèvres desséchés par le temps.
L’explication de cette injure affreuse se trouvait tout simplement dans le regard effrayé de ce sous homme qui se tenait maintenant recroquevillé sur sa couchette comme si il cherchait à échapper
à quelques agresseurs improbables. Miracle que même la sacro Sainte science ne pouvait expliquer, cette larve qui se tenait en face de lui venait de comprendre ou elle se trouvait. Visiblement
elle ne le vivait pas bien du tout ce qui amusait beaucoup l’éminent Docteur Stauker. L’homme tout de noir vêtu se frottait les mains, se délectant avec un plaisir non dissimulé de la terreur de
son nouvel esclave. Il venait de trouver un divertissement inédit dans la monotonie de sa vie carcérale à Anjail. La journée commençait bien.
3
Mais pourquoi ? Pourquoi je me retrouve ici ? C’est probablement la nouvelle prison de haute sécurité de l’état… Cette prison a été crée pour les cas extrêmes, pour les condamnés à
perpétuités, pour ceux que la société des biens pensants ne veut plus jamais voir ressortir au grand jour. Ils en parlaient à la télévision je m’en souviens maintenant. Ils avaient comparé cet
endroit avec le purgatoire de l’enfer. Qu’est ce que j’ai bien put faire de si horrible pour mériter d’être ici ? Je ne suis pas un criminelle, j’ai toujours été un mec droit et sans
histoire... Bordel mais qu’est ce que je fais ici ? Je n’arrive pas à le croire et pourtant tout à l’air si réel.
Et pourquoi ce sale type me regarde comme ça ? On dirait qu’il me déteste, qu’est ce qu’il a l’air sinistre. Il a l’air bien plus coupable que moi.
En même temps je ne suis pas sur de me souvenir de ma propre tête… Et il n’y a même pas un foutue miroir ici. Il n’y a rien, rien que cette cellule morbide et ce type encore plus glauque.
Je m’extirpe de la couchette et commence à tourner nerveusement en rond dans ma cellule comme dans ma tête. Il doit bien y avoir une solution tout ça n’est qu’une vaste blague ou un putain de
cauchemar. Je vais me réveiller c’est obligé ! Pourtant tout ça m’a l’air bien réel, il n’y a même pas de porte pour rentrer...Ou pour sortir !
Pris d’un violent sentiment de claustrophobie je ne peux m’empêcher d’hurler de rage ou de frustration c’est difficile à dire.
- Laissez moi sortir putain ! Je suis innocent ! Innocent vous entendez bande
d’enfoirés ! Laissez moi sortir !!! Laissez moi sortir… J’ai rien fait ! Laissez moi sortir…
Je me met alors à tambouriner frénétiquement sur les murs. Ils sont aussi mous qu’un oreiller et tout ce que j’arrive à faire c’est m’essouffler. Dépité je m’écroule à terre en sanglotant, je
suis totalement désespéré. Je viens de réaliser que je ne pourrais même pas m’éclater la tête contre le mur.
Le slogan de l’émission l’avait bien dit… Personne ne sort d’Anjail…
4
Pitoyable créature pense le Docteur Stauker en contemplant avec attention le dramatique spectacle qui se joue devant lui. On dirait une mouche qui lutte dans un verre d’eau. Elle essaye par
tous les moyens de remonter mais il n’y a rien à faire ces ailes sont déjà trop imbibée donc trop lourde pour voler, les parois sont glissantes elle n’a finalement qu’une seule option :
mourir ! Pourtant jusqu’à la fin elle s’acharnera à essayer de sauver sa vie, refusant de voir la triste réalité.
Ce résidu d’homme est pareil, il refuse d’accepter sa destinée et s’agite inutilement… Quel minable !
Pourtant le Docteur Stauker ne peut tolérer plus longtemps ce chahut insupportable.
Il s’avance alors avec détermination vers l’homme assis par terre, la tête entre ces jambes. Il est bien décidé à lui mettre les points sur les i une bonne fois pour toute
Ce dernier lui jette un petit regard inquiet mais n’a pas franchement le temps de comprendre ce qui lui arrive.
L’homme à la redingote et au chapeau noir l’attrape par le col de sa chemise et le décolle subitement du sol avec une force surprenante, que sa maigre carrure ne suggérait pas. Il le plaque
violement contre le mur et colle son visage glaciale contre celui de l’autre. Puis il se met à parler d’une voix froide et monocorde qui tiens plus du robot que de l’être humain.
- Ecoute moi attentivement misérable créature car je ne me répéterais pas cinquante fois! Tu
te trouves dans la prison de haute sécurité d’Anjail et si je ne te tue pas tout de suite il est pratiquement certain que tu va passer le reste de ta vie entre ces quatre murs. C’est triste
mais c’est comme ça alors accepte le ça nous évitera bien des tourments et des jérémiades inutiles !
Pour illustrer convenablement son propos le Docteur lui envois un crochet du droit en pleine tête puis il reprend toujours aussi calmement.
- Comme tu peux le constater il n’y a qu’un seul lit, tout comme on ne nous servira qu’un seul
repas et qu’il n’y a qu’un seul trou pour chier.
Il désigne un coin de la pièce, balance un autre coup de poing dans le ventre cette fois et continue.
- Je me permet de faire une brève présentation histoire que tu comprennes bien que tu ne te trouve
pas avec n’importe quel énergumène : Je suis l’Eminent Docteur Vlad Stauker, j’ai dirigé d’une main de fer une fédération de plusieurs milliers d’habitant pendant plus de dix années!
J’ai été condamné à la perpétuité par ce que j’ai voulu rendre le monde meilleur en le débarrassant des cafards dans ton genre… Aussi malgré ta déficience mentale notoire je pense que tu
comprendras aisément qu’une ingénieuse personne comme moi ne partagera jamais son lit, ni même son repas avec un cafard dans ton genre! J’accepte de te céder le coin des chiottes pour
dormir mais évite de t’y trouver quand j’en aurais besoin… Par ce que je ne ferais aucune différence entre toi et le trou. Est-ce que tu m’as bien compris ?
L’autre toujours plaqué au mur et totalement tétanisé par la peur réussi tout de même a hocher la tête en signe d’approbation. Cela semble satisfaire le Docteur qui le relâche brutalement,
envois un dernier coup de pied dans le corps du pauvre bougre puis va s’allonger sur le lit d’un air totalement détaché.
5
Foudroyé par la douleur, je m’écroule par terre tel un pantin désarticulé. J’ai du mal à réfléchir ou à organiser ma pensée tant ce qui est en train de m’arriver semble surréaliste !
J’arrive tout de même à ramper dans le coin de la pièce opposé au lit ou se trouve effectivement un trou qui pue. Je vais passer le reste de ma putain vie ici, coincé entre une odeur de merde et
un malade mentale. A l’évocation de cette idée affreuse je ne peux réprimer un sanglot. Des larmes chaudes se mettent à couler le long de mes joues meurtries par les coups de l’autre enfoiré.
Bordel je viens d’avoir 23ans, j’avais toute la vie devant moi, une copine, des amis et une famille et me voila ici sans que je sache pourquoi on m’a enfermé ! Qu’est ce qui me reste ?
Même ma dignité on vient de me l’enlever !
Je ne sais pas combien de temps je suis resté recroquevillé dans le coin du mur à retourner ces questions dans ma tête. Il faut croire que j’ai déjà perdu la notion du temps… Depuis combien de
temps je suis là ?
Une fente qui s’ouvre soudainement dans le mur vient me tirer de mes réflexions. Un plateau repas y est glissé rapidement puis la fente se referme d’un claquement sec qui me fait sursauter. Mon
sinistre colocataire se dirige vers le plateau l’attrape vivement et retourne sur le lit pour le déguster.
Je devine tout cela car je n’ose pas le regarder de peur qu’il se remette à me frapper.
Un doux parfum de poulet parvient jusqu'à mes narines et je réalise que j’ai faim. Inutile d’espérer quelque chose de la part de mon tortionnaire, je soupire de désespoir. Qu’est ce que je
vais devenir ?
Aujourd’hui dans sa grande bonté il me laissera un demie morceau de pain et les os de son poulet pour que je les ronge tel un chien….
C’est un véritable cauchemar ! J’espère me réveiller à tout instant…
6
La vie à Anjail ressemble à une longue journée ennuyeuse qui ne se termine que par la mort. Ca fait un moment que le Docteur Stauker s’est habitué à cet état de fait.
Sa pauvre victime a plus de mal avec les coutumes locales. Dans cette prison tout est fait pour vous faire oublier la notion de temps : Lumière blanche permanente dans la cellule,
repas servi de façon totalement irrégulière et aléatoire, aucun moyen de connaître l’heure et tout contact avec l’extérieur totalement impossible. Conséquence direct, le cycle de sommeil est
grandement perturbé ce qui provoque des états de consciences altérés ou le prisonnier n’est ni réellement éveillé ni vraiment endormi mais navigue péniblement entre ces deux états.
Bizarrement le Docteur Stauker ne semble pas du tout souffrir de ce phénomène. Il apparaît toujours aussi serein et apaisé. Il faut dire que lui dort sur un lit et mange pratiquement à sa faim.
Pour autant il ne néglige pas du tout son camarade de chambrée, devenu avec le temps un être grisonnant, fatigué et maigrichon. En effet il n’oublie jamais de le rosser de coup
lorsque ce dernier se plaint d’avoir mal au dos par ce qu’il dort par terre, prend un malin plaisir à déféquer lorsque ce dernier réussi enfin à s’assoupir quelques instant et adore lui
envoyer le plateau vide dans la tête lorsque ce dernier ose lui réclamer à manger.
Comme ces humiliations quotidiennes sont ces uniques sources de divertissement il veille aussi à le maintenir vivant, lui laissant toujours le minimum pour que ce dernier ne succombe pas.
Pour le Docteur il s’agit également de veiller à ce qu’il ne réussisse jamais à se suicider. Chaque tentative avorté est sévèrement réprimé par une privation de nourriture et une augmentation des
sévisses corporelles
Pour éviter qu’il fabrique une corde pour se pendre durant son sommeil le docteur a été obligé de lui supprimer ces vêtements.
Lorsqu’il le regarde se traîner lamentablement par terre, nu comme un verre, rampant vers le trou des chiottes pour y vomir ou essayer de dormir, il lui arrive parfois d’avoir honte.
Pas de lui-même ou de son comportement inhumain! Non l’éminent Docteur Stauker n’a plus le moindre scrupule depuis fort longtemps. En revanche il lui arrive parfois d’avoir honte de tirer
une forme de plaisir grâce à un être inférieur aussi pitoyable et ridicule. Si il avait été dehors avec cette créature infâme il ne fait aucun doute qu’il l’aurait déjà éliminé !
Mais à Anjail tout est différent et même ses convictions les plus profondes peuvent changer…
7
Impossible de savoir depuis combien de temps dure cette enfer. Je crois qu’au fur et à mesure je deviens dingue. Je ne me souviens plus très bien de ma vie dehors… C’est comme si j’avais
toujours vécu ici avec cet horrible personnage. C’est probablement ça le pire, j’ai beau me raccrocher à mes souvenirs, ils s’effacent aussi vite que mon humanité !
Je vis enfermé dans une prison mais encore plus dans la peur du Docteur Stauker.
Je n’ai pas été habitué à la confrontation, j’ai toujours été sympathique et arrangeant avec les autres, je n’aime pas les conflits et puis dans le fond, il faut bien l’avouer je suis un gros
lâche. J’ai honte mais c’est comme ça, on ne change pas sa nature profonde aussi facilement. Je suis déjà très content qu’il n’abuse pas de moi sexuellement. Pourtant j’ai de plus en plus de mal
à supporter cette vie qui n’en est pas une.
Lorsque j’essaye de m’endormir, allongé sur le sol froid, mes narines défoncées par les coups de Stauker sont quand même irrités par l’odeur nauséabonde qui s’échappe du trou juste à côté
de moi. Pourtant ça ne m’empêche pas de cogiter, bien au contraire ! Cette situation précaire fait naître en moi des sentiments que jamais je n’aurais soupçonné.
Il y a une idée en particulier qui me trotte dans la tête depuis quelques temps :
Tuer Stauker
.
C’est assez surprenant venant d’un trouillard comme moi. Mais si je reconsidère bien les choses, normalement on a peur de perdre sa vie par ce qu’on y tient non ? Hors est ce que je tiens
réellement à ma vie actuelle ? Franchement non, mourir me semble même être une porte de sortie plus qu’acceptable mais l’autre enfoiré m’empêche de me foutre en l’air. Alors j’ai pensé à une
nouvelle solution, plutôt que de me supprimer moi je vais l’éliminer lui !
Ensuite tout ira mieux c’est certain ! Je pourrais de nouveau profiter des repas entiers remettre des vêtements et même dormir sur le lit. Cette dernière considération me
motive particulièrement dans mon projet de meurtre.
Je ne suis pas un assassin dans l’âme. Mais tuer cette raclure qui me traite comme un animal depuis Dieu seul sait combien de temps ne me fait absolument ni chaud ni froid ! Et puis
c’est peut être l’unique solution pour sauver le peu de santé mentale qui me reste.
C’est donc décidé ce soir quand il s’endormira enfin et me laissera mariner dans sa merde je vais me relever et l’étrangler dans son sommeil…
8
Le Docteur Stauker se coucha avec une étrange impression. La créature qui partageait sa cellule depuis 43 plateaux repas maintenant ne s’était pas plainte depuis un bon moment, ce soudain
changement d’attitude l’intriguait beaucoup, qu’est ce que ça pouvait bien vouloir dire ?. Peut être avait t’elle enfin accepté sa triste condition. Pourtant sa souffrance de moins en moins
palpable procurait un plaisir bien moindre à l’éminent Docteur. Il avait envisagé pendant un moment de le torturer pour soulager son esprit torturé. Mais il décida finalement d’aller dormir un
peu préférant économiser ses forces pour une séance prolongé à son réveil. L’autre était totalement prostré dans son coin de pièce essayant péniblement de dormir. Il n’osait plus
regarder le Docteur Stauker depuis la première confrontation et cela l’amusait beaucoup. La domination aussi bien psychologique que physique était un art que l’étrange personnage maîtrisait à
merveille et il s’endormit avec un sourire sadique figé sur son étrange figure. Il se sentait soulagé et persuadé de son emprise totale sur ce mollusque peureux.
Bien entendu il ne pouvait pas imaginer qu’il ne se réveillerait jamais. Peut être était-il trop sur de lui. C’est presque certain.
Plongé dans un sommeil profond il n’entendit pas son compagnon de cellule s’approcher de lui. Il fut très violement extirpé de son rêve. La créature désormais belliqueuse le serrait si
fort à la gorge qu’il ne parvint pas à émettre un seul gémissement. Il regardait son agresseur avec des yeux haineux, sachant bien qu’il avait perdu son dernier combat. Il n’était pas comme ce
cafard, lui avait immédiatement accepté son sort, il allait mourir ici et maintenant, étranglé par ce cafard qui soudainement avait retrouvé une paire de couille.
C’était ainsi et lutter contre cet état de fait était parfaitement inutile
9
J’ouvre doucement les yeux.
L’obscurité de mon inconscient laisse place à une vive lueur blanche qui provient des différents flashs des appareils photos qui un peu partout autour de moi claquent comme
des mitraillettes. On me pousse avec force et je suis obligé d’avancer entouré d’une foule compacte qui hurle mon nom, je ne comprends pas tout ce qui se passe ! Certains
essayent de me toucher mais sont violement repoussé par d’énormes vigiles. D’autre me posent des tas de question en même temps, je n’ai pas le temps de tout saisir.
Qu’est ce donc que ce nouveau bordel ? Un rapide coup d’œil me fait comprendre que je ne suis plus enfermé. Je suis dehors et visiblement sous les projecteurs. De tous les côtés on se presse
pour me voir, on me tend la main ou des carnets. Mais qu’est ce qui se passe encore je suis censé les signer ? Je rêve c’est pas possible !
Finalement un petit homme bondit de la foule et s’interpose devant moi micro à la main.
Il le tend vers moi, me l’enfonçant presque dans la bouche. Derrière lui plusieurs personnes tiennent des caméras qui sont également braqués sur moi. Celui que j’identifie comme étant un
journaliste se met alors à me parler très rapidement.
- Monsieur tout d’abord félicitation ! Vous avez tuer Vlad Stauker le tyran, pouvez vous nous
donner vos premières impression ?
Je n’ai pas le temps de formuler une réponse dans ma tête qu’un autre homme se jette sur moi et m’interpelle.
- Monsieur Vous êtes le premier candidat à sortir vainqueur d’Anjail, qu’est ce que ça fait
exactement de savoir qu’on a remporté l’émission de télé réalité la plus populaire mais aussi la plus extrême du moment ? Qu’est ce que vous allez faire avec le million que vous venez de
gagner ?
Skalp
Skalp
Par Skalp / Nouille
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Samedi 22 décembre 2007
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