Un chat noir roulé en boule près d’un feu mourrant. Une musique ennivrante, douce, particulière.
 
Le calme après la tempête.
L’apaisement après l’ouragan.
 
Assis en haut d’une tour grise vertigineuse. Les jambes pendant dans le vide, un mégot rougissant collé au coin des lèvres, je contemple le monde déchu dans son immensité.
 
Toutes ces idées qui se bousculent dans ma tête, tornades dévastatrices qui réduisent en cendres tous les éléments sur leur passage. Miroir parfait de mon environnement chaotique.
 
Toutes ces questions qui reviennent me hanter, blessures profondes qui sans aucun doute auront du mal à cicatriser. Reflet exact de mon âme tourmentée.
 
 
Ces lignes sont moins utiles qu’un battement d’aile de papillon fragile…
 
Et pourtant certains rétorqueront : Théorie du chaos ! Regardez autour de vous !
 
Imbéciles que vous êtes.
 
Signe imperceptible de la folie qui s’annonce et prend sa source dans le désastre de l’Homme.
 
En tout cas le soleil, timidement, continue à briller.
 
Il éclaire de ses rayons pâles le champ de ruines qui s’étend à perte de vue devant moi.
Mon avenir ?
 
Je le contemple.
 La route est longue parmi les décombres des bâtiments et les cadavres pourrissants.
Et de toute façon je suis perdu, abandonné en haut de cette immensité sans savoir comment ni pourquoi.
Difficile dans ses conditions de trouver une direction vous en conviendrez ?
 
Cauchemar ?
 
Le lit vide et ses frissons glacés ne peuvent pas mentir. La trahison existe dans les cœurs. Ce songe horrible n’est qu’une froide réalité.
 
Je prends conscience de ma misérable condition. Les chaînes qui retiennent mes chevilles me semblent plus lourdes.
Pourtant cette dernière entrave a un parfum rassurant.
Elle m’empêche de m’abandonner dans le dédale de pierres inconnues, vision fascinante, probablement troublante, sans aucun doute attirante mais de toute façon dangereuse.
 
Alors je reste assis face à mon apocalyptique paysage, attaché comme une bête. Esclave parce qu’on m’a fait peur avec la liberté.
 
 
 
Le feu brûle, attisé par une tendre et fraîche brise.
Le chat frémit, s’étire et se rendort en ronronnant


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Skalp
Par Skalp / Nouille - Publié dans : Nuits d'insomnie
Samedi 22 décembre 2007

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Hallucinations poétiques 
« Ivresse de la rhétorique
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Le 13 octobre 2007

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