C’est l’histoire d’un petit garçon. Aujourd’hui il a grandi, il a ouvert les yeux, parfois, il aimerait se rendormir.
Mais évitons de rendre le récit plus bancal qu’il ne l’est déjà et reprenons dans l’ordre !
Il est le fruit d’une union sincère… Pure.
Il a grandi dans un foyer rempli d’amour et de bonté.
Il n’a jamais manqué de rien. Il est arrivé simplement et le monde dans son entier lui était offert.
Son problème ? L’exigence !
La source de ses maux n’est pas difficile à trouver !
Habitué au meilleur, il a cru que c’était une loi universelle. Alors il a voulu l’appliquer partout et pour tout le monde. Il a juste oublié de s’imposer son propre adage !
Comme il s’est laissé bercer par cette utopie, souvent, il a été déçu.
Dès lors, il a multiplié les paradoxes.
C’est un rêveur qui attend la concrétisation. Ses deux pieds sont coincés dans un socle en béton, celui de sa réalité terne et froide mais il pense toujours qu’il s’envolera !
Il a voulu croire en la bonté humaine en sachant parfaitement qu’elle n’existait pas ou si peu…
Comme il n’est pas très compétent ,il a commencé mille choses en se disant qu’il finirait par trouver sa voix… Mais il n’a jamais rien terminé et il est toujours perdu !
On lui a tellement répété, il s’imagine logiquement meilleur que les autres. Il connaît pourtant ses multiples faiblesses mais ne tolère pas celles des autres.
Il a refusé les bonheurs simples par ce qu’il ne les trouvait pas à sa hauteur. Mais il ne s’est jamais donné les moyens d’accéder aux hauteurs.
Il veut croire que la vie est belle mais il ne regarde que vers les côtés les plus laids et sombres de l’existence.
Il en est lui-même un acteur conscient puisqu’il milite pour l’union des peuples et qu’il passe son temps à détester son prochain. Alors il se déteste aussi.
Il estime qu’il pourrait changer mais il n’est ni courageux, ni travailleur, il se laisse donc porter par la médiocrité. Ca ne lui convient pas exactement alors il pigne de désespoir et ressasse
les mêmes interrogations, encore et encore…
« Suis-je trop bête ou est-ce le monde qui est trop méchant ? »
C’est qu’il hésite toujours pour trouver un coupable à son mal être. Parfois c’est lui, mais tôt ou tard il en trouve un autre.
Il rêve que c’est la fin mais espère que le réveil arrivera vite.
Mais il sait qu’il peut rapidement redevenir un petit garçon… Il ne contrôle pas cette régression qui peut ressembler si on y regarde bien à une promotion… Elle arrive toute seule. Alors il
se remet à rire et à chanter et ses nombreux soucis semblent envolés.
Mais si les cigognes reviennent toujours… Les vautours aussi !
Skalp
Par Skalp / Nouille
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Publié dans : Nuits d'insomnie
Dimanche 16 décembre 2007
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2007
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