Porcs Policiers !
 
 
 
 
 
 
Toi, tu as peur des grosses araignées.
Moi, ma phobie c’est la flicaille,
Celle qui attaque la jeunesse, la mitraille :
Nos utopies écrasées sous leurs bottes cloutées.
Partout je crains qu’ils ne me traquent.
Pour un mégot parfumé, un vulgaire bout de papier,
Ils ont le pouvoir de faire pleuvoir la matraque.
Milice armée, gardienne de l’injustice de l’état.
Voleurs de liberté, empêcheurs de tourner en rond.
Leur violence répugnante justifiée par le droit.
Pour ce pamphlet libertaire, ils me jetteront en prison

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Par Skalp
Jeudi 6 mars 2008

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Ils courent, ils se bousculent, se piétinent, au son d’une sinistre mélodie militaire. Cette symphonie particulière ; puissance obscure qui pénètre l’esprit et la raison avec plus de facilité qu’un glaive tranchant dans une poitrine , n’est de loin pas innocente !  Elle entraîne les âmes hagardes, qui les yeux vitreux se précipitent sans y penser vers la lucarne sacrée, singeant des naufragés avides de trouver un canot de sauvetage.
Partout, dans les couloirs de la marchandise, dans les tunnels de l’ abjecte abondance ils courent à en perdre la vie pour mieux se gaver, pour avaler avec une grande aisance et un savoir faire unique et surtout pour écraser impitoyablement leurs voisins sous la jalousie et la fierté.
Dans les hauts parleurs immondes des camps de consommation ; des manipulateurs et autres marionnettistes hypnotiseurs vomissent leur bile pour exhorter les foules  d’automates à l’ultime sacrifice de leur intelligence, de leur imagination, de leur désir.
Ce lourd tribu ouvre les portes d’un monde superficiel ou payer le prix le plus élevé pour  la plus ridicule des marchandises,  ou l’immensité  d’un écran de télévision, ou un signe précis  sur une  banale étoffe,  seront autant de baromètres infaillibles pour mesurer la réussite.
Alors ils se mordent, ils s’arrachent les yeux et se plaignent du « calvaire », de la « galère » qu’ils ont eux même choisi de s’infliger. 
Créatures futiles, martyrs du monde modenre, ils ne sont même pas conscient de la pauvreté de leurs rêves qui de doute façon ne leurs ont  jamais appartenu car depuis longtemps déjà, leur frêles chevilles sont enchaînés.
Les chiens sont là bien entendu, ils aboient énergiquement dans leurs instruments maudits et enregistrent le spectacle misérable de leurs comparses, qui s’entretuent avec rage pour quelques objets de peu d’importance.
Ce commentaire qu’ils font avec sérieux et méthode, n’existe que pour inviter les pauvres fous qui ont oubliés de venir participer à ce joyeux massacre organisé, à rejoindre la meute dans les meilleurs délais.
Le gros homme, chef du temple sanglant, se frotte les mains du haut de son mirador en observant la procession  religieuse d’affamés, qui se dirigent vers son autel.
Cette odeur tenace de haine et de frustration qui leur colle à la peau n’est que la simple manifestation, l’assurance que ses infâmes et gigantesques coffres vont se remplir rapidement...
Il est donc bien légitime, ce sourire ingrat collé à son laid visage. Ne sommes nous pas en sainte période pour le troupeau qu’il guide ?
 
 C’est le début des soldes…
Par Skalp - Publié dans : Enragés
Jeudi 6 mars 2008

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J’ai écris hier la plus déchirante des lettres. C’était la porte de sortie, la falaise qu’il fallait franchir pour échapper aux monstres qui dévorent mon cerveau. Saloperie de rongeurs vous voilà bien dupé, demain vous n’aurez plus rien à grignoter !
 Le précipice était long je ne suis pas tombé dedans mais la réception au bout du tunnel n’était  pas évidente. Ca valait le coup ? Ca reste à voir…
Depuis j’ai l’impression d’être un fantôme dans un manoir, une très grande maison presque sinistre comme on en voit parfois dans les parcs d’attractions. J’avance dans toutes les pièces, je vois des multitudes de personnes différentes, ils rient, ils pleurent, se racontent des histoires qui ne sont pas drôles ou qui ne sont pas tristes  ou qui ne sont pas du tout peut être et ils font tout cela en couleur, dans la joie, le chagrin et la bonne humeur !
Moi je ne les entends pas par ce que depuis « mon saut en avant », je suis un spectre alors je vois le monde en gris, c’est bien normal. Leurs paroles me semblent si lointaines, elles résonnent dans ma tête comme une cloche dans une église sombre et froide. Impossible de les déchiffrer c’est un code secret qu’il m’est impossible de percer et pourtant je suis vaillant.
Mon nouveau statut m’empêche de réfléchir, j’ai le cerveau embrouillé, alors j’avance dans ce fameux manoir à l’aveuglette avec de la compote en guise de raisonnement,  forcément je me cogne dans les murs, je me prend des portes dans la figure. Il y a comme un genre de fête ou quelque chose de ce style, en tout cas j’ai l’impression que l’ensemble des personnes autour de moi sont sous dans un état d’ivresse avancé même si je n’arrive pas à percevoir clairement leurs visages. Je n’ai pas très bien compris le but ou la raison de cette soirée mais peut être que finalement c’est le matin et j’ai un mal fou à reconnaître la musique aussi. Décidément je ne sers à rien. Sur le sol mes orteils gelés rencontrent toute sorte de détritus, du verre brisée, des souvenirs envolés, des bons moments terminés. Je me coupe, je saigne c’est tranchant ce genre de choses ! Qui peut bien laisser traîner ça ici ? Et puis je tombe dans l’escalier par ce que j’ai glissé ou marché sur la peau d’un animal, rien de dramatique mais tout de même.
J’entend des gens qui crient qui veulent m’aider ou qui sont révoltés par mon comportement mais ils ne parlent pas la même langue que moi alors je me relève en les bousculant violemment ; je reconnais que ce n’est pas très sympa mais mon cerveau est comme prisonnier d’une gigantesque toile d’araignée, impossible de s’en dépêtrer ; j’ai beau me battre, j’ai beau couper c’est une véritable hydre qui est coincé entre mes deux oreilles ! Pourtant je sais que je n’ai pas pris de drogue particulière, c’est juste ce maudit bond par-dessus le précipice qui me fout dans cette mélasse.
 Je cherche la salle de bain, je demande à quelqu'un mais lorsqu’il me regarde il s’enfuit en hurlant de terreur, probablement par ce que j’ai les yeux d’un cadavre et que ce n’est pas un spectacle très agréable à regarder. Pourtant malgré mes orifices oculaires ingrats, j’entend derrière moi une foule en colère qui veut absolument m’attraper, elle me poursuit dans la maison pour me prodiguer les premiers soins, rapport à ma chute certainement ; bon sang pourquoi refusent t’ils de voir que cette histoire de palier glissant   n’est pas le véritable problème du moment ? Enfin sauf pour le truc que j’ai écrasé bien sur mais ça n’est quand même pas à moi qu’il faut s’en prendre ! Il existe des cages confortables non ? Putain ce ne sont pas mes affaires de toute façon, si je commence à me soucier de tous les trucs rampants qui traversent les couloirs de façon aléatoire et dangereuse, je suis foutu, je vais finir mes jours ici !
 Alors je m’accroche à l’idée de la salle de bain et du loquet salvateur qui pendant un petit moment va mettre une barrière entre mon pauvre corps ensanglanté et cette foutue bande de médecins énervés et totalement cinglés.
J’arrive dans l’endroit, c’est sale, il y a du carrelage et je claque l’épaisse porte derrière moi ; la clé est tournée me voilà en sécurité… Bien sur je ne suis pas seul, ça serait trop facile ;  il y a une nana habillée tout en noir qui est sur le trône et qui me regarde comme si elle allait me sauter dessus pour me bouffer les entrailles. Cette drôle de plante carnivore a une peau de nacre qui attire mes sens dilués bien que je la distingue mal par ce que bordel je suis vraiment dans un mauvais délire psychotique. Je place mon crâne sous l’eau fraîche ; la nana s’approche je crois qu’elle est à poil mais j’en suis pas certain par ce que je suis beaucoup trop occupé à regarder le sang qui coule de mon front jusque dans le lavabo comme une cascade de montagne. C’est amusant cette couleur quand même, je me dis que si le sang était transparent on ne se rendrait même pas compte lorsqu’on meurt alors que là au moins on peut se voir partir!
Cette couleur rouge qui me tape à l’œil, me donne envi de réagir, de me démener, de m’agiter  pour sauver ce précieux fluide vital!  Putain de révélation, aujourd’hui j’ai  enfin compris les peintres et les vampires !
 J’entend vaguement qu’on tambourine à la porte, qu’on m’appelle avec des noms que je ne connais pas du tout et peut être même que les vibrations sonores contre la paroi ont inspiré des mecs dans le couloir et qu’un concert démarre ou quelque chose du genre. Je ne sais pas mais il serait temps que je m’achète un dictionnaire !
Ce que je sais  en revanche c’est que la langue de la fille se met à parcourir mon dos, elle remonte le long de ma colonne vertébrale, voyage dans les courbes de mes hanches, s’égare sur mon nombril, frôle mon sexe, s’arrête un moment sur le lob de mes oreilles, puis reprend son lent et délicieux trajet dans ma nuque jusque sur ma bouche. Bordel cette fille là a dut passer les cinq dernières années de sa vie à mater des pub Miko. Elle ne m’aide pas à remettre mes idées à l’endroit mais je crois que derrière les autres n’hurlent plus et ça me rassure. Je me demande qui m’a enlevé mes fringues mais je me dis que ça doit avoir un rapport avec le castor ou la musaraigne que j’ai écrasé  tout à l’heure dans l’escalier. De toute façon la nuit, je fais toujours n’importe quoi ! Bref je vire rapidement la nana qui devient vraiment trop collante, gluante et tout ce qu’on veut et je retourne dans le couloir principal. Les docteurs qui ont l’esprit tordu sont parti chercher une autre victime pour l’aider à surmonter des problèmes qu’elle n’a pas. Ca me fait rire fort et je fais encore peur à des gens, décidément ! Un gamin se met même à pleurer et hurle et je crois comprendre qu’il braille que je suis un monstre. Je me sens soulagé et m’accorde un soupir. Pour le coup je me demande presque pourquoi je ne me suis pas tapé cette fille amatrice d’esquimau. Dans le fond je ne suis pas un enfoiré, je n’ai pas profité de la situation ou alors je n’ai pas su, salopard ou incapable de l’être même si bien entendu je n’ai aucun remord pour la bestiole morte sur le palier…. D’ailleurs il reste des morceaux qui me collent au pied c’est très désagréable. C’est  une queue, une queue de rat, voilà ce que c’était… Je m’essuie comme si il y avait un paillasson, tant pis pour le beau  tapis de toute façon j’avais envi de vomir !
Par Skalp - Publié dans : Nuits d'insomnie
Mardi 4 mars 2008

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Madame la rouleuse de sapin

Pratique son activité tous les matins

A peine tiré du lit, déjà elle tire sur le joint




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Par Skalp / Nouille - Publié dans : RIEN
Mardi 8 janvier 2008

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Alors que je ne comprends plus rien, alors que je reste perdu…
Une donzelle crie mon nom mais c’est le tien que j’ai entendu…
 
« M’en veux tu ? » dit elle…
Oh dieux que non, aucune offense pour toi ma belle !
 
 Ma haine est dirigée vers quelques autres familles. Les plus hautes instances !
 
Celles qui me l’ont enlevée, ELLE qui m’avait emmené si loin !
Chaque jour; tout le temps, je la cherche ! C’est mon quotidien …
 
Saloperie de matin, pourquoi me laisser en tel état de transe ?
 
Oh bien sur j’ai fait mine de l’ignorer… Mais absolument je le proclame cette flamme est dans ma peau.
 
Est-ce l’ivresse, ou la sincérité qui me fait ainsi jacter ?
Sans aucun doute, je sais... Qu’au premier regard, elle m’a hypnotisé!
 
Cette femme, ce moi, cette moitié...Je l’érige en flambeau !
 
A toi, ma plante, à celle pour qui jamais mon âme vibrera…
Pour toute l’éternité, dans mes rêves tu existeras.
 
Alors en toute impunité je le déclare.
 
Que mes songes s’éveillent, que l’espoir prenne enfin un parfum de réforme !
Que tu reviennes dans mon coeur, que pour toujours nous dansions dans le même royaume…
 
Je souhaite juste qu’il ne soit pas trop tard…


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06/01/2008    05h02

Skalp


Par Skalp / Nouille - Publié dans : Nuits d'insomnie
Dimanche 6 janvier 2008

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« Révise bien mon cœur, apprend de toutes tes forces ma chérie ! »
 
Mon fils, ma fille sauvez vos vies, il vous faut fuir dans les livres, il faut vous échapper dans les diplômes. Enchaînez les, gravissez les échelons, toujours plus haut, toujours plus fort, bouscule les autres, écrase les même , car on sait que c’est toi le meilleur ! Et tu mérites mieux que tous ces ploucs des banlieues mal famée. La solidarité? C'est dépassé, un truc d’extrémistes, ici c’est la loi de la jungle, tout le monde sait ça.
 
Alors BOSSE BOSSE BOSSE, travaille de toutes tes forces…
 Comme ça plus tard tu pourras travailler encore plus et surtout tu pourras accumuler plein d’argent, avoir une maison à la ville dans un quartier ultra sécurisé par ce que les hordes de violeurs te font peur et une autre à la campagne par ce que c’est plus sympa les dîners mondains au soleil non?
 Tu es le patron mais tu as galéré pour en arriver là mon pauvre petit gars. En plus tu assumes à fond par ce que t’es un créateur d’emploi. Sans toi y a plein de gens qui pourraient pas manger, pire qui seraient dans la rue. T’es un genre de messie, tu en es convaincu, tu comprends pas pourquoi tes salariés te disent pas plus souvent « merci ». Question augmentation c’est sur que t’es champion, en même temps normal faut entretenir les inégalités, si tu veux rester en haut de l’affiche
En privé tu fonderas une super famille, tu les emmènera dans des parcs d’attractions le samedi Après midi et le Dimanche matin t’enverras tes filles à l’église, faire la charité et une prière pour les petits africains qui eux crèvent de faim. Comme tu trouves ta vie et ta voiture  FORMIDABLE tu donneras les mêmes conseils à tes enfants : Bosse Bosse si toi aussi tu veux rouler en carrosse. 
Et pour être sur qu’ils ne tombent pas dans la médiocrité de la France un peu trop coloré et gauchiste tu leur offriras une super école privée qui cadre un peu mieux avec tes activités.
Ensuite tu leur parleras culture, la seule la vraie, celle qui se fait à base d’argent, qui rapporte des gros billets, par ce que ça sert à quoi de faire de l’art si tu peux pas le vendre ? Faut bien manger, c’est pas toujours facile de rouler en limousine.

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Les soirs la fratrie de légumes lobotomisés se retrouvera devant un maxi écran plat, sa évite les dialogues familiaux trop long et puis nous  on dit merde aux vrais repas ! Plateau Mac Do devant Jean Pierre Pernault c’est quand même plus rigolo « Véritable moment de convivialité c’est la pub qui l’a dit et elle ne ment jamais,  attention oubliez pas le coca light pour mes filles sinon z’allez m’entendre mon petit !!! » .
 Tes 4000 chaînes (pornos) feront baver de jalousie toutes tes voisines  T’en invitera une le lundi et tu la sauteras dans ton 4*4 la coquine. Tu rouleras toute la journée pour vendre des contrats publicitaires en engueulant ces sales cons d’étrangers qui quémandent une pièce pour laver ton pare brise. "Peuvent pas rester chez eux et y travailler plutôt que de nous emmerder?" Deux mois plus tard quand ta femme t’annoncera qu’il est l’heure de divorcer tu seras dégoûtés. « Elle est partie avec un Noir il parait ? »
 Mais bon toi tu peux te payer les services d’un psychologue, les petits cachets, les vallium pour dormir, tout ça tu connais depuis que tu as 15 ans. Ton psy a 600 euros de l’heure  gère ton Karma, ton esprit et en attendant plus de gosse sur les bras…  Tu commences le YOGA.
Hop Hop Un petit massage, une ligne de coke et te vla reparti mon ami ! Alors tu t’offres quelques vacance après tout TOI tu bosses toute l’année  faut bien se détendre aussi. Tu décolles  dans ton super jet privé, Champagne et hôtesse super bien roulé dans la cabine pressurisé ça t"aide à franchir le cap. C'est sur!
 Tu t’envoles au Nevada pour rejouer les cow-boys désabusés. Le rêve américain c’est un peu le tien, heureusement qu’en France la droite décomplexé est  arrivé sinon t’aurais finit par te barrer chez l’oncle Sam. Vla des gens qui ont sont au sommet et qui ont compris comment y rester.Bien sur qu'ils font des opérations militaires contestable mais le seigneur est avec eux contre les terroristes alors!
 T’écoute les affaires internationale vite fait, 4 otages Français prisonniers en Irak, dramatique, un génocide Africain comme d’hab et surtout le baril de pétrole qu’a encore augmenté ! Tu te dis qu’il est temps que ton super président aille foutre une branlée à toute cette bande de furieux Talibans. Histoire qu’ici en Occident on puisse enfin rouler peinard.
Tu rentres chez toi, tu te connectes à la toile mais tu parles JAMAIS à ton gros con de voisin. Tu te ballades sur des sites marchands, tu fais des affaires, la technologie ca coute cher. Au détour d'un blog tu tombes ici, les hasards d'internet. Avant que ton plateau chinoix arrive (Dépaysement assuré et vive les droits de l'homme) t'a le temps de mépriser les petits cons  de révolutionnaires embourgeoisés qui sur internet écrivent des pamphlets scandaleux sur toi, tes amis et ton mode de vie.
« C’est facile de parler quand on connaît rien à l’économie. Vous avez dèjà beaucoup de chance d’être né de ce côté ma de la terre alors arrêtez de jouer aux hypocrites, arrêtez vos gérémiades et relevez la tête ! 
Réveillez vous bande de crétins, on vous a pas appris à l’école que Staline était vilain? Vive le profit, rien n’est gratuit pas même la vie, sans argent tu n’es rien et chaque être humain veut un avenir !  Alors arrêtez de rêver, les hommes sont des enculés commence par en devenir si tu veux pas avoir mal au cul plus tard»
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Salopard...................

 

Par Skalp / Nouille - Publié dans : Enragés
Vendredi 4 janvier 2008

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Ya comme une envie de meurtre, comme un parfum de trahison dans l’air...
De voir tomber ton monde en ruine, voler en éclat  toutes tes  jolies illusions!
Odeur de poudre, rumeur de révolution, et finalement étendu raide mort dans la cour de derrière...
La vie n’est qu’une grosse bombe, chaque jour  on se lève en attendant la nouvelle explosion...
 
Personne n’a réglé le minuteur, aucun n’a demandé à venir dans ce marécage moisi...
Gerbant de voir les gosses de riche faire la gueule dans leur classieuse limousine!
J’ai glissé dans la flaque, je me suis cassé la gueule, j’avais provoqué cette maladie!
Allez vous faire foutre avec vos livres et vos sourires de faux cul! Moi j'irais crever à l'usine...
 
En rang les vaches le peloton est droit devant, bienvenu à l’abattoir de vos ambitions!
Avale bien ton fusil, comme tu sucerais une verge, c’est froid n’est ce pas ? Loin de tes rêves...
Tes larmes sont chaudes ? Pourtant tu savais ou tu mettais les pieds, t’a l’air d’un con !
Ecoute tes petits camarades hurler ? Bang Bang Bang et bientôt c’est ton tour : Crève !



Suicide-Apocalypse-by-Nadalin.jpg
Par Skalp / Nouille - Publié dans : Enragés
Vendredi 4 janvier 2008

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La mort d’une étoile filante
 
Il est tard.
 
 Dans mon atmosphère obscure, je ne distingue plus rien. Les formes troubles tout autour de moi s’évaporent comme autant de nuages de fumée. Autant d’objets et quel tragique destin !
 
Alors, je m’envole, je m’en vais, je quitte cette terre à tout jamais. Adieu
 
Et pourtant tu es là, tu me fixes du regard, tu n’arrives plus à le détacher, quelque part tu me regrettes et tu vois…
Mes yeux, malgré leurs faiblesses, malgré les vapeurs, te répondent, plongent en toi.
 
Je force la nature et je reviens ! Nous sommes deux.
 
Et la folle farandole reprend son cour ; magistralement, comme si rien n’était arrivé. Je t’invite dans la danse et bien sur, tu ne la refuses pas. J’ai tant de chose à t’expliquer !
 
Ma main caresse ta joue, elle s’égare dans ta nuque, mes gestes deviennent précis. Mes fines prunelles rougies ne te lâchent pas ! Elles auraient vraiment tort je crois…
 
Il faut que tu comprennes… Tu ne peux pas rester dans l’ignorance.
Voluptés d’insouciance ou véritable prise de conscience. Laisse moi une chance !
 
Désormais je détiens la vérité : Il aura fallu que je vois l’immonde harpie te dérober.
Enlever ce précieux trésor tant convoité.
 
Pour saisir combien tu avais raison. Pour que j’embrasse tes théories, tes désirs, tes souhaits avec passion ! J’aimerais me jeter à l’eau, te dire que j’avais tort et quémander ton pardon.
 
Mais il est tard !
 
Alors nous terminons cette merveilleuse danse sans vraiment le vouloir. En tout cas pour ma modeste part.
Je ressens cette fameuse énergie magique et une frustration. Timidement, j’achèverais par un « au revoir » Quelle déception !
 
Mes lèvres ont cherché les tiennes, nos corps se sont frôlés, nos esprits ont pratiquement fusionnés… Et nous nous sommes perdu…
 
Cette belle idée gardera son statut peu concret à tout jamais. Tragique avenir sans surprise qui n’aura finalement pas été modifié.
 
Une larme coule sur le visage froid du berger. Une de ses belles étoiles, une des plus brillantes s’est éteinte ! Une  étreinte de moins pour le guider !
 
Il était un peu tard !
 
Sans doute…                                                                                                                


                                                                                                                                  * Ecrit le 27/12/2007 à 5h du  matin*


  Skalp
                                



Etoile-20filante.jpg
Par Skalp / Nouille - Publié dans : Nuits d'insomnie
Jeudi 27 décembre 2007

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Une nouvelle  que j’ai écrit pour la fac et dont je suis plutôt content. C’est assez rare pour être signalé et donc publié ici !
 
Bonne lecture…
 
 
1
 
J’ouvre doucement les yeux.
 L’obscurité de mon inconscient laisse place à une vive lueur blanche qui provient du plafond. Cette cascade inattendue de lumière blanche m’éblouie.
 Je suis couché. Allongé sur un matelas qui n’est d’ailleurs pas très confortable.
Bordel mais je suis ou ?
Je me relève vivement de la couchette pour essayer de comprendre comment je suis arrivé là !
Je me trouve dans une pièce minuscule, les murs sont d’un blanc laiteux, totalement uniforme qui me donne mal à la tête. L’ameublement est réellement des plus sommaire puisqu’il n’y a que mon lit et un lavabo rouillé incrusté dans le mur pour venir rompre la monotonie des parois blafardes.
Il y a aussi ce drôle de bonhomme, habillé tout en noir. Il est planté devant moi et m’examine de son œil étrangement lumineux comme si j’étais un animal d’une espèce totalement inconnue. J’ai du mal à croiser son regard et lorsque je rassemble suffisamment de courage pour le faire un long frisson me parcourt l’échine.
Je suis peut être au paradis ? Si cette supposition s’avère exacte le Saint Pierre Locale n’a franchement pas l’air sympathique et le jardin d’Eden a bien changé…
Qu’est ce que c’est que ce délire ? Comment ai-je fait pour arriver ici ? Un nom trotte dans ma tête, un nom de femme… Anjail. Je ne connais personne qui s’appelle comme ça… Et quel rapport avec ici ? Et…
 
-         Oh merde !
 
 
 
2
 
Le Docteur Stauker observait son nouveau compagnon de cellule reprendre connaissance. Qui était t’il donc ? Probablement un moins que rien, une créature sans aucune importance qui avait commis un délit mineure. Quelle sinistre ironie ! Lui, l’Eminent Docteur Stauker, le savant de génie, le brillant scientifique qui avait toujours été en avance sur son temps se retrouvait coincé dans une cellule d’Anjaila avec ce misérable cafard.
 
- Oh merde !
 
Cette soudaine grossièreté fit grimacer l’homme, un rictus informe se forma sur son visage laissant penser qu’il allait se mettre à vomir. Mais c’est simplement un sourire sadique qui se dessina au coin de ses lèvres desséchés par le temps.
L’explication de cette injure affreuse se trouvait tout simplement dans le regard effrayé de ce sous homme qui se tenait maintenant recroquevillé sur sa couchette comme si il cherchait à échapper à quelques agresseurs improbables. Miracle que même la sacro Sainte science ne pouvait expliquer, cette larve qui se tenait en face de lui venait de comprendre ou elle se trouvait. Visiblement elle ne le vivait pas bien du tout ce qui amusait beaucoup l’éminent Docteur Stauker. L’homme tout de noir vêtu se frottait les mains, se délectant avec un plaisir non dissimulé de la terreur de son nouvel esclave. Il venait de trouver un divertissement inédit dans la monotonie de sa vie carcérale à Anjail. La journée commençait bien.
 
 
 
3
 
Mais pourquoi ? Pourquoi je me retrouve ici ? C’est probablement la nouvelle prison de haute sécurité de l’état… Cette prison a été crée pour les cas extrêmes, pour les condamnés à perpétuités, pour ceux que la société des biens pensants ne veut plus jamais voir ressortir au grand jour. Ils en parlaient à la télévision je m’en souviens maintenant. Ils avaient comparé cet endroit avec le purgatoire de l’enfer. Qu’est ce que j’ai bien put faire de si horrible pour mériter d’être ici ? Je ne suis pas un criminelle, j’ai toujours été un mec droit et sans histoire... Bordel mais qu’est ce que je fais ici ? Je n’arrive pas à le croire et pourtant tout à l’air si réel.
Et pourquoi ce sale type me regarde comme ça ? On dirait qu’il me déteste, qu’est ce qu’il a l’air sinistre. Il a l’air bien plus coupable que moi.
En même temps je ne suis pas sur de me souvenir de ma propre tête… Et il n’y a même pas un foutue miroir ici. Il n’y a rien, rien que cette cellule morbide et ce type encore plus glauque.
Je m’extirpe de la couchette et commence à tourner nerveusement en rond dans ma cellule comme dans ma tête. Il doit bien y avoir une solution tout ça n’est qu’une vaste blague ou un putain de cauchemar. Je vais me réveiller c’est obligé ! Pourtant tout ça m’a l’air bien réel, il n’y a même pas de porte pour rentrer...Ou pour sortir !
Pris d’un violent sentiment de claustrophobie je ne peux m’empêcher d’hurler de rage ou de frustration c’est difficile à dire.
 
 
-         Laissez moi sortir putain ! Je suis innocent ! Innocent vous entendez bande d’enfoirés ! Laissez moi sortir !!! Laissez moi sortir… J’ai rien fait ! Laissez moi sortir…
 
Je me met alors à tambouriner frénétiquement sur les murs. Ils sont aussi mous qu’un oreiller et tout ce que j’arrive à faire c’est m’essouffler. Dépité je m’écroule à terre en sanglotant, je suis totalement désespéré. Je viens de réaliser que je ne pourrais même pas m’éclater la tête contre le mur.
Le slogan de l’émission l’avait bien dit… Personne ne sort d’Anjail…
 
4
 
Pitoyable créature pense le Docteur Stauker en contemplant avec attention le dramatique spectacle qui se joue devant lui. On dirait une mouche qui lutte dans un verre d’eau. Elle essaye par tous les moyens de remonter mais il n’y a rien à faire ces ailes sont déjà trop imbibée donc trop lourde pour voler, les parois sont glissantes elle n’a finalement qu’une seule option : mourir ! Pourtant jusqu’à la fin elle s’acharnera à essayer de sauver sa vie, refusant de voir la triste réalité.
Ce résidu d’homme est pareil, il refuse d’accepter sa destinée et s’agite inutilement… Quel minable !
Pourtant le Docteur Stauker ne peut tolérer plus longtemps ce chahut insupportable.
Il s’avance alors avec détermination vers l’homme assis par terre, la tête entre ces jambes. Il est bien décidé à lui mettre les points sur les i une bonne fois pour toute
 Ce dernier lui jette un petit regard inquiet mais n’a pas franchement le temps de comprendre ce qui lui arrive.
L’homme à la redingote et au chapeau noir l’attrape par le col de sa chemise et le décolle subitement du sol avec une force surprenante, que sa maigre carrure ne suggérait pas. Il le plaque violement contre le mur et colle son visage glaciale contre celui de l’autre. Puis il se met à parler d’une voix froide et monocorde qui tiens plus du robot que de l’être humain.
 
-         Ecoute moi attentivement misérable créature car je ne me répéterais pas cinquante fois! Tu te trouves dans la prison de haute sécurité d’Anjail et si je ne te tue pas tout de suite il est pratiquement certain que tu va passer le reste de ta vie entre ces quatre murs. C’est triste mais c’est comme ça alors accepte le ça nous évitera bien des tourments et des jérémiades inutiles !
 
Pour illustrer convenablement son propos le Docteur lui envois un crochet du droit en pleine tête puis il reprend toujours aussi calmement.
 
-         Comme tu peux le constater il n’y a qu’un seul lit, tout comme on ne nous servira qu’un seul repas et qu’il n’y a qu’un seul trou pour chier.
 
Il désigne un coin de la pièce, balance un autre coup de poing dans le ventre cette fois et continue.
 
-         Je me permet de faire une brève présentation histoire que tu comprennes bien que tu ne te trouve pas avec n’importe quel énergumène : Je suis l’Eminent Docteur Vlad Stauker, j’ai dirigé d’une main de fer une fédération de plusieurs milliers d’habitant pendant plus de dix années! J’ai été condamné à la perpétuité par ce que j’ai voulu rendre le monde meilleur en le débarrassant des cafards dans ton genre… Aussi malgré ta déficience mentale notoire je pense que tu comprendras aisément qu’une ingénieuse personne comme moi ne partagera jamais son lit, ni même son repas avec un cafard dans ton genre! J’accepte de te céder le coin des chiottes pour dormir mais évite de t’y trouver quand j’en aurais besoin… Par ce que je ne ferais aucune différence entre toi et le trou. Est-ce que tu m’as bien compris ?
 
L’autre toujours plaqué au mur et totalement tétanisé par la peur réussi tout de même a hocher la tête en signe d’approbation. Cela semble satisfaire le Docteur qui le relâche brutalement, envois un dernier coup de pied dans le corps du pauvre bougre puis va s’allonger sur le lit d’un air totalement détaché.
 
 
5
 
Foudroyé par la douleur, je m’écroule par terre tel un pantin désarticulé. J’ai du mal à réfléchir ou à organiser ma pensée tant ce qui est en train de m’arriver semble surréaliste ! J’arrive tout de même à ramper dans le coin de la pièce opposé au lit ou se trouve effectivement un trou qui pue. Je vais passer le reste de ma putain vie ici, coincé entre une odeur de merde et un malade mentale. A l’évocation de cette idée affreuse je ne peux réprimer un sanglot. Des larmes chaudes se mettent à couler le long de mes joues meurtries par les coups de l’autre enfoiré. Bordel je viens d’avoir 23ans, j’avais toute la vie devant moi, une copine, des amis et une famille et me voila ici sans que je sache pourquoi on m’a enfermé ! Qu’est ce qui me reste ? Même ma dignité on vient de me l’enlever !
 
Je ne sais pas combien de temps je suis resté recroquevillé dans le coin du mur à retourner ces questions dans ma tête. Il faut croire que j’ai déjà perdu la notion du temps… Depuis combien de temps je suis là ?
Une fente qui s’ouvre soudainement dans le mur vient me tirer de mes réflexions. Un plateau repas y est glissé rapidement puis la fente se referme d’un claquement sec qui me fait sursauter. Mon sinistre colocataire se dirige vers le plateau l’attrape vivement  et retourne sur le lit pour le déguster.
Je devine tout cela car je n’ose pas le regarder de peur qu’il se remette à me frapper.
Un doux  parfum de poulet parvient jusqu'à mes narines et je réalise que j’ai faim. Inutile d’espérer quelque chose de la part de mon tortionnaire, je soupire de désespoir. Qu’est ce que je vais devenir ?
 
Aujourd’hui dans sa grande bonté il me laissera un demie morceau de pain et les os de son poulet pour que je les ronge tel un chien….
C’est un véritable cauchemar ! J’espère me réveiller à tout instant…
 
6
 
La vie à Anjail ressemble à une longue journée ennuyeuse qui ne se termine que par la mort. Ca fait un moment que le Docteur Stauker s’est habitué à cet état de fait.
Sa pauvre victime a plus de mal avec les coutumes locales. Dans cette prison tout est fait pour vous faire oublier la notion de temps : Lumière  blanche permanente dans la cellule, repas servi de façon totalement irrégulière et aléatoire, aucun moyen de connaître l’heure et tout contact avec l’extérieur totalement impossible. Conséquence direct, le cycle de sommeil est grandement perturbé ce qui provoque des états de consciences altérés ou le prisonnier n’est ni réellement éveillé ni  vraiment endormi mais navigue péniblement entre ces deux états.
Bizarrement le Docteur Stauker ne semble pas du tout souffrir de ce phénomène. Il apparaît toujours aussi serein et apaisé. Il faut dire que lui dort sur un lit et mange pratiquement à sa faim. Pour autant il ne néglige pas du tout son camarade de chambrée, devenu avec le temps un  être grisonnant, fatigué et maigrichon. En effet il n’oublie jamais de le  rosser de coup lorsque ce dernier se plaint d’avoir mal au dos  par ce qu’il dort par terre, prend un malin plaisir à déféquer lorsque ce dernier réussi enfin à s’assoupir quelques instant et adore lui envoyer le plateau vide dans la tête lorsque ce dernier ose lui réclamer à manger.
 Comme ces humiliations quotidiennes sont ces uniques sources de divertissement il veille aussi à le maintenir vivant, lui laissant toujours le minimum pour que ce dernier ne succombe pas.
Pour le Docteur il s’agit également de veiller à ce qu’il ne réussisse jamais à se suicider. Chaque tentative avorté est sévèrement réprimé par une privation de nourriture et une augmentation des sévisses corporelles
Pour éviter qu’il fabrique une corde pour se pendre durant son sommeil le docteur a été obligé de lui supprimer ces vêtements.
 
 Lorsqu’il le regarde se traîner lamentablement par terre, nu comme un verre, rampant vers le trou des chiottes pour y vomir ou essayer de dormir, il lui arrive parfois d’avoir honte. Pas de lui-même ou de son comportement inhumain! Non l’éminent Docteur Stauker n’a plus le moindre scrupule depuis fort longtemps. En revanche il lui arrive parfois d’avoir honte de tirer une forme de plaisir grâce à un être inférieur aussi pitoyable et ridicule. Si il avait été dehors avec cette créature infâme il ne fait aucun doute qu’il l’aurait déjà éliminé !
Mais à Anjail tout est différent et même ses convictions les plus profondes peuvent changer…
 
 
 
 
 
7
 
Impossible de savoir depuis combien de temps dure cette enfer. Je crois qu’au fur et à mesure je deviens dingue. Je ne me souviens plus très bien de ma vie dehors… C’est comme si j’avais toujours vécu ici avec cet horrible personnage. C’est probablement ça le pire, j’ai beau me raccrocher à mes souvenirs, ils s’effacent aussi vite que mon humanité !
 Je vis enfermé dans une prison mais encore plus dans la peur du Docteur Stauker.
Je n’ai pas été habitué à la confrontation, j’ai toujours été sympathique et arrangeant avec les autres, je n’aime pas les conflits et puis dans le fond, il faut bien l’avouer je suis un gros lâche. J’ai honte mais c’est comme ça, on ne change pas sa nature profonde aussi facilement. Je suis déjà très content qu’il n’abuse pas de moi sexuellement. Pourtant j’ai de plus en plus de mal à supporter cette vie qui n’en est pas une.
 Lorsque j’essaye de m’endormir, allongé sur le sol froid, mes narines défoncées par les coups de Stauker sont quand même irrités par l’odeur nauséabonde qui s’échappe du trou juste à côté de moi. Pourtant ça ne m’empêche pas de cogiter, bien au contraire ! Cette situation précaire fait naître en moi des sentiments que jamais je n’aurais soupçonné.
 Il y a une idée en particulier qui me trotte dans la tête depuis quelques temps :
 
Tuer Stauker
.
C’est assez surprenant venant d’un trouillard comme moi. Mais si je reconsidère bien les choses, normalement on a peur de perdre sa vie par ce qu’on y tient non ? Hors est ce que je tiens réellement à ma vie actuelle ? Franchement non, mourir me semble même être une porte de sortie plus qu’acceptable mais l’autre enfoiré m’empêche de me foutre en l’air. Alors j’ai pensé à une nouvelle solution, plutôt que de me supprimer moi je vais l’éliminer lui !
 Ensuite tout ira mieux c’est certain !   Je pourrais de nouveau profiter des repas entiers remettre des vêtements et même dormir sur le lit. Cette dernière considération me motive particulièrement dans mon projet de meurtre.
Je ne suis pas un assassin dans l’âme. Mais tuer cette raclure qui me traite comme un animal depuis Dieu seul sait combien de temps ne me fait absolument ni chaud ni froid ! Et puis c’est peut être l’unique solution pour sauver le peu de santé mentale qui me reste.
C’est donc décidé ce soir quand il s’endormira enfin et me laissera mariner dans sa merde je vais me relever et l’étrangler dans son sommeil…
 
 
8
 
Le Docteur Stauker se coucha avec une étrange impression. La créature qui partageait sa cellule depuis 43 plateaux repas maintenant ne s’était pas plainte depuis un bon moment, ce soudain changement d’attitude l’intriguait beaucoup, qu’est ce que ça pouvait bien vouloir dire ?. Peut être avait t’elle enfin accepté sa triste condition. Pourtant sa souffrance de moins en moins palpable procurait un plaisir bien moindre à l’éminent Docteur. Il avait envisagé pendant un moment de le torturer pour soulager son esprit torturé. Mais il décida finalement d’aller dormir un peu préférant économiser ses forces pour une séance prolongé à son réveil. L’autre était totalement prostré dans son coin de pièce essayant péniblement de dormir. Il n’osait plus regarder le Docteur Stauker depuis la première confrontation et cela l’amusait beaucoup. La domination aussi bien psychologique que physique était un art que l’étrange personnage maîtrisait à merveille et il s’endormit avec un sourire sadique figé sur son étrange figure. Il se sentait  soulagé et persuadé de son emprise totale sur ce mollusque peureux.
 Bien entendu il ne pouvait pas imaginer qu’il ne se réveillerait jamais. Peut être était-il trop sur de lui. C’est presque certain.
Plongé dans un sommeil profond il n’entendit pas son compagnon de cellule s’approcher de lui. Il fut très violement extirpé de son rêve. La créature désormais belliqueuse le serrait si fort à la gorge qu’il ne parvint pas à émettre un seul gémissement. Il regardait son agresseur avec des yeux haineux, sachant bien qu’il avait perdu son dernier combat. Il n’était pas comme ce cafard, lui avait immédiatement accepté son sort, il allait mourir ici et maintenant, étranglé par ce cafard qui soudainement avait retrouvé une paire de couille.
C’était ainsi et lutter contre cet état de fait était parfaitement inutile
 
9
 
J’ouvre doucement les yeux.
 L’obscurité de mon inconscient laisse place à une vive lueur blanche qui provient des différents flashs des appareils photos qui un peu partout autour de moi claquent comme des mitraillettes. On me pousse  avec force et je suis obligé d’avancer entouré d’une foule  compacte qui hurle mon nom, je ne comprends pas tout ce qui se passe ! Certains essayent de me toucher mais sont violement repoussé par d’énormes vigiles. D’autre me posent des tas de question en même temps, je n’ai pas le temps de tout saisir.
Qu’est ce donc que ce nouveau bordel ? Un rapide coup d’œil me fait comprendre que je ne suis plus enfermé. Je suis dehors et visiblement sous les projecteurs. De tous les côtés on se presse pour me voir, on me tend la main ou des carnets. Mais qu’est ce qui se passe encore je suis censé les signer ? Je rêve c’est pas possible !
Finalement un petit homme bondit de la foule et s’interpose devant moi micro à la main.
 Il le tend vers moi, me l’enfonçant presque dans la bouche. Derrière lui plusieurs personnes tiennent des caméras qui sont également braqués sur moi. Celui que j’identifie comme étant un journaliste se met alors à me parler très rapidement.
 
-         Monsieur tout d’abord félicitation ! Vous avez tuer Vlad Stauker le tyran, pouvez vous nous donner vos premières impression ?
 
Je n’ai pas le temps de formuler une réponse dans ma tête qu’un autre homme se jette sur moi et m’interpelle.
 
-         Monsieur  Vous êtes le premier candidat à sortir vainqueur d’Anjail, qu’est ce que ça fait exactement de savoir qu’on a remporté l’émission de télé réalité la plus populaire mais aussi la plus extrême du moment ? Qu’est ce que vous allez faire avec le million que vous venez de gagner ?


Skalp
 
Par Skalp / Nouille - Publié dans : Nouvelles
Samedi 22 décembre 2007

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Un chat noir roulé en boule près d’un feu mourrant. Une musique ennivrante, douce, particulière.
 
Le calme après la tempête.
L’apaisement après l’ouragan.
 
Assis en haut d’une tour grise vertigineuse. Les jambes pendant dans le vide, un mégot rougissant collé au coin des lèvres, je contemple le monde déchu dans son immensité.
 
Toutes ces idées qui se bousculent dans ma tête, tornades dévastatrices qui réduisent en cendres tous les éléments sur leur passage. Miroir parfait de mon environnement chaotique.
 
Toutes ces questions qui reviennent me hanter, blessures profondes qui sans aucun doute auront du mal à cicatriser. Reflet exact de mon âme tourmentée.
 
 
Ces lignes sont moins utiles qu’un battement d’aile de papillon fragile…
 
Et pourtant certains rétorqueront : Théorie du chaos ! Regardez autour de vous !
 
Imbéciles que vous êtes.
 
Signe imperceptible de la folie qui s’annonce et prend sa source dans le désastre de l’Homme.
 
En tout cas le soleil, timidement, continue à briller.
 
Il éclaire de ses rayons pâles le champ de ruines qui s’étend à perte de vue devant moi.
Mon avenir ?
 
Je le contemple.
 La route est longue parmi les décombres des bâtiments et les cadavres pourrissants.
Et de toute façon je suis perdu, abandonné en haut de cette immensité sans savoir comment ni pourquoi.
Difficile dans ses conditions de trouver une direction vous en conviendrez ?
 
Cauchemar ?
 
Le lit vide et ses frissons glacés ne peuvent pas mentir. La trahison existe dans les cœurs. Ce songe horrible n’est qu’une froide réalité.
 
Je prends conscience de ma misérable condition. Les chaînes qui retiennent mes chevilles me semblent plus lourdes.
Pourtant cette dernière entrave a un parfum rassurant.
Elle m’empêche de m’abandonner dans le dédale de pierres inconnues, vision fascinante, probablement troublante, sans aucun doute attirante mais de toute façon dangereuse.
 
Alors je reste assis face à mon apocalyptique paysage, attaché comme une bête. Esclave parce qu’on m’a fait peur avec la liberté.
 
 
 
Le feu brûle, attisé par une tendre et fraîche brise.
Le chat frémit, s’étire et se rendort en ronronnant


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Skalp
Par Skalp / Nouille - Publié dans : Nuits d'insomnie
Samedi 22 décembre 2007

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Le 13 octobre 2007

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